Manganisation, septembre 2009, Options-Projet
Thème :
« L'Œuvre fait Corps »
Le corps, par défaut, on le caractéristique comme une matière physique auquel une âme (ou esprit, élément immatérielle) est attachée. Tous deux est l'ensemble d'un être et ils sont indissociables dans ce bas-monde. Autrement dit le corps serait une matière faite de chair à laquelle on peut toucher. Mais par définition scientifique le corps est un élément matériel quelque soit ses composants (roche, chair, liquide ...) mais appartient toujours dans l'idée du physique et qu'on le puisse touchait. Maintenant que les principales définitions du corps sont données on pourra alors chercher la définition d'un corps dans l'art. L'expression qu'on nomme art se manifeste sous-forme de sculpture ou sous-forme de peinture,... Alors on pourrait définir le corps comme le support de l'œuvre mais alors on néglige le corps produit par l'œuvre.
Mon œuvre est intitulé
Manganisation . A travers cette œuvre on répondra à la question suivante :
« Qu'est ce-que le corps pour une œuvre ? ». Les parties comprendront dans une première partie la description de cette œuvre, l'expression de celle-ci par le biais d'une recherche des sources d'inspirations dans une seconde puis on viendra à cette réponse dans une troisième.
Mon œuvre est un triptyque. On peut alors la comparer sur ce point à
L'Erection de la Croix de Pierre Paul Rubens (1611). La planche centrale représente un corps enfant, un embryon. Dans cette idée-là on pourra également le comparer à
Mes Vœux d'Annette Messager où cette œuvre représente un œuf scindé par des photos d'un (ou des) corps fragmenté(s). Il présente donc trois planches non attaché. Il semblerait donc que la planche centrale peut être lue indépendamment des autres. Les deux planches supplémentaires présentent des caractères japonais plus ou moins encadrés :
Hanasu (parler) ; Kaku (écrire) ; Chõkoku (sculpture) et Kaiga (peinture). Ces caractères présentent donc les deux formes principales des œuvres artistiques (peinture & sculpture) et deux verbes de communication (parler & écrire). La planche principale représente un embryon dessiné par un pinceau. Cet embryon est clairement exprimé sous-forme d'un croquis pourtant des ombres l'entoure comme si cet embryon finalement dessiné représente bel et bien un corps. Est-ce un croquis, un corps ou les deux ? Ces deux planches ont été faites à l'encre de chine et seul la planche centrale présente de la peinture. Cependant cette dernière n'a point été posé avec un pinceau, il est clair que le pinceau de la planche a été peint avec un instrument japonais.
Manganisation est désormais présenté. Il est maintenant question de la traduire.
L'Erection de la Croix de Pierre Paul Rubens détient une structure établie ingénieusement : le corps du Christ et les bras des bourreaux dessinent une diagonale du tableau valorisé par une confrontation d'ombrage et d'éclaircissement à ce niveau. Par ce biais le corps du Christ est mis en valeur et sa personne prend une place importante dans l'expression de l'œuvre dont il est clair qu'elle est catholique.
L'Erection de la Croix représente clairement la crucifixion du seigneur Jésus-Christ.
Manganisation présente des caractéristique similaires comme par exemple l'embryon et le pinceau occupe la diagonale de la planche mais au lieu que qu'on retrouve une confrontation de contraste l'embryon est un ensemble d'un seul trait (excepté le visage). Il est donc clair que l'enfant dessiné est un manga. Cette idée est renforcée non seulement par l'encre de chine mais également le pinceau qui semblerait être l'origine de ces courbures. Finalement la planche principale représente la conception (ou la création) artistique. Mes Vœux d'Annette Messager représente un ensemble de photos scindés d'un corps sous forme d'un fœtus (ou un œuf). Ce corps est matérialisé par un ensemble montage d'exposition. Pour le cas de
Manganisation l'ombre matérialise l'enfant comme s'il prenait vie et le pinceau peint semble garder une dimension différente de celui de l'embryon. Les deux autres planches contiennent des mots qui semblent être un outil de définition et d'encadrement. Par ce biais on se rencontre que cette œuvre à également un but recherché égale au travail de Pierrick Sorin a ; par le biais d'une sculpture (naturel brute) ; redonné vie à l'arbre d'origine d'un arbuste (autrement il a sculpté l'intérieur d'un arbuste afin de dévoiler en son sein, à l'aide des cercles d'âge qu'on retrouve au sein d'un tronc, l'arbre d'origine).
Manganisation définie donc le corps d'une œuvre. L'inspiration de
L'Erection de la Croix de Pierre Paul Rubens et de
Mes Vœux d'Annette Messager valorise l'embryon dont il était clair être un manga en cours de conception cependant il se matérialise.
Chõkoku (sculpture) et Kaiga (peinture), ces caractères définissent bel et bien l'œuvre. Quelque soit le support de l'œuvre l'embryon prend vie par le biais de la conception de l'artiste représenté par le pinceau qui était le seule élément à la fois coloré et à la fois appartenant à un plan différent de l'embryon et des caractères.
Hanasu (parler) ; Kaku (écrire), soit la communication. En effet l'œuvre communique avec le public. L'art est, depuis que l'homme existe, une forme de communication universelle qui nécessite point nécessairement un langage particuliers ni un alphabet. Cela explique en quoi la planche centrale a une lecture indépendante de deux autres planches qui l'accompagne et également le choix de la présentation sous forme de manga. En effet le manga est non seulement un art mais l'essence même des langues asiatiques primaires. Ces dernières détiennent pour alphabet des idéogrammes, c'est-à-dire que chaque idéogramme représente d'office un élément. Le manga était destiné, par de simples traits d'encre, de tout représenter (vent, insecte, éléphant, homme, grenouille, anatomie, paysage, techniques de combat, légendes & mythes ...) de façon simple ne conservant uniquement des caractéristiques majeurs définitifs. D'ailleurs l'embryon est bel est bien un manga : il est définie comme tel : une masse avec un visage paisible et endormie, attachée par un cordon. Ce qui explique également de quoi Pierrick Sorin est une source d'inspiration claire en cette œuvre. En effet l'artiste décide de définir le corps d'un œuvre en allant directement à l'origine de l'art par le biais du manga.
On a donc étudié la forme de cette œuvre, les plans, les traductions des caractères japonais, sa lecture, la représentation... Par ce biais on a pu établir les sources d'inspirations que l'auteur (c'est-à-dire moi) ait pu prendre pour établir
Manganisation. En allant directement à l'origine et aux débuts de l'art et en retenant l'idée d'expression artistique, en prenant exemple le manga (comme le nom le suggère) l'auteur a pu définir le corps d'un œuvre. Les cheminements étaient peut être nombreuses mais une seule devrait suffire pour un public. Cette quantité permet que n'importe public et qu'importe quelle cheminement puisse le comprendre et voire adhérer cette réponse. D'après l'auteur le corps d'un œuvre d'un œuvre est à la fois le fruit de la conception artistique mais sa capacité de communiquer avec n'importe quelle personne. Par paradoxe l'œuvre illustre lui-même cette définition.